20 février 2008
Mots Mélés
RER A le matin, je suis assise, je suis contente, je vais pouvoir me consacrer à mon livre commencé hier sans penser en même temps à ne pas perdre l’équilibre à ne pas laisser tomber mon écharpe à ne pas me faire arracher l’oreille par quelqu’un qui part avec le fil de mon casque, bref je vais pouvoir lire.
Il s’assoit en face de moi : un petit monsieur, la 50aine, mallette à la main, sérieux. Il sort son cahier de jeux, lui aussi content d’être assis, encore un fan de sudoku, me dis-je. Il s’agit en fait d’un jeu beaucoup moins fashion, les mots mélés : retrouver un liste de mots dans une grille de lettres. Il a trouvé un premier mot, clique le stylo, s’applique, l’entoure délicatement, déclique le stylo, relis le mot lettre par lettre en les suivant du stylo. Il coche le mot dans la liste. Très appliqué, tout le corps penché sur le jeu, il cherche le deuxième mot. Le trouve, clique le stylo, l’entoure encore plus soigneusement, déclique le stylo, le relis deux fois en suivant les lettres. Coche le mot dans la liste. Relis 10 fois le premier mot en le suivant du stylo. Relis 8 fois le deuxième mot. Trouve un autre mot, même cérémonial : entoure le mot, le relis longuement, coche le mot, et re-vérifie un par un, lettre par lettre, à de nombreuses reprises les mots déjà trouvés, puis redresse rapidement et l’air affairé le regard vers la liste de mots toujours cachés. Je suis fascinée pendant les trois stations qui restent avant la Défense, par cette application scolaire, ces relectures incessantes des mots déjà trouvés, ce sérieux et cette lenteur pour ce jeu désuet depuis longtemps, même dans les pages jeu d’un pif magazine spécial été. Je peux l’observer sans ruser, tellement il est concentré…
Tant pis pour mon livre !
¤ Navigotte ¤
15:38 Publié dans Des fous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 décembre 2007
Un peu d'humour dans ce monde de grève
Ligne 1, un jour de grève
Un lundi matin de grève suivant un week end de grèves qui lui-même a suivi une semaine (ou presque) de grèves à la RATP, je prends la ligne 1 direction La Défense. La rame est surchargée en cette période de mouvement social. Les uns serrés contre les autres, les autres sur les uns, la tête dans les cheveux du voisin... La rame s'arrête à chaque station, personne ne descend mais beaucoup d'autres trouvent le moyen de monter on ne sait où. C'est dans cette ambiance rocambolesque qu'entre deux stations la lumière s'éteint, puis la rame elle-même s'arrête brusquement, faisant trébucher l'ensemble de la rame comme un seul homme. La petite voix du train prend la parole : "Suite à une coupure de courant, nous sommes immobilisés entre deux stations. Merci de votre patience." Les gens se plongent dans leur bouquins avec le peu de lumière qui reste, ou se jettent sur leurs écouteurs. Au bout d'une dizaine de minutes d'attente (une éternité dans cette situation et dans cet espace clos), le courant revient et on entend la petite voix : "Le courant est revenu, nous allons pouvoir repartir. Merci d'être resté avec nous." C'est sûr, nous avons pensé descendre de la rame entre deux stations!!! Sacré RATP!!! Tu nous feras toujours rire au moment où on s'y attend le moins. Petit cheminot, i love you, petit cheminot, i need you..... ;-)
--> Naviva <--
12:05 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noir, serrés, coupure, courant, électricité
19 octobre 2007
Le train de marchandise
Nation, sur le quai de la 2 :
C’est le terminus, le prochain départ peut se faire du quai de droite ou de celui de gauche, ça dépend ! Il y a un train à droite, qui se remplit doucement, mais on nous annonce que le départ se fera finalement sur le quai de gauche. Tout le monde descend en maugréant de ce train qui – « dong-ding-ding ! (…) ne prend pas de voyageurs ! » - et va attendre sur le quai d’en face. Le train vide de droite s’en va, on attend donc à gauche … Mais l’oreille aux aguets, c’est de nouveau à droite qu’on entend le prochain arriver, rhaa mais alors il faut savoir ! Je ne suis pas la seule à guetter, les gens comme moi l’ont entendu arriver et sont prêts à se précipiter de nouveau sur la droite, faut pas nous prendre pour des jambons.
Or que voit t’on arriver au lieu de la 2 ? Un train de marchandise ! ! tout plein de sable, avec des tapis roulant et des trucs qui se déplient, un train de marchandise au lieu de la 2 ? ! ? Mais qu’est ce qu’il fout là ? Et la gentille voix nous informe que – « dong-ding-ding ! le train qui rentre en gare ne prend pas de voyageurs ! » Ah, ouf, tant mieux.
¤ Navigotte ¤
13:30 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marchandise, jambon, droite ou gauche
08 octobre 2007
Dites-le avec des fleurs
Un vendredi soir, sortie des bureaux, sur le quai du tram :
la ville de Suresnes organise ce WE son festival des vendanges, et tente pas une jolie opération marketing d’y intéresser ceux qui ne viennent ici que pour aller travailler : 4 ou 5 demoiselles distribuent des roses avec le sourire, accompagné du programme des festivités.
En résulte une étrange ambiance quelques minutes plus tard, dans ce tram qui est venu avaler tout le monde : une personne sur cinq, homme, femme, adolescent boutonneux ou cadre dynamique, a une rose dans la main, glissée dans le sac, coincée dans le journal ou alors respectueusement, voire un peu craintivement tenue entre le pouce et l’index. Instant délicat et poétique, qui se poursuit jusque dans les couloirs de la Défense, avant que les roses ne s’éparpillent et disparaissent dans l’anonymat des couloirs et de la foule.
Message à la RATP : Donnez-nous des fleurs de temps en temps, c’est joli !!
¤ Navigotte ¤
15:30 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fleurs, tram, rose
21 septembre 2007
Place aux handicapés
8h30, début de journée pour les histoires de métro...
Ce matin là, je descends dans la bouche du RER, et tandis que je claque les talons dans le long couloir, une annonce vient carillonner à mon oreille : « Mesdames, Monsieur, l’ascenseur est actuellement en panne. Pour l’accès handicapé, veuillez passer par [blablabla…] Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. »
Je me dis : « c’est idiot que ce genre d’annonce ne soit faite qu’une fois dans le métro ! Les handicapés ne pourront pas l’entendre, et feront ce constat tous seuls en se trouvant face à l’ascenseur ! »
A ce moment là, la jeune fille qui marchait devant moi, attrape son téléphone et dit : « Oui, c’est moi. L’ascenseur est en panne. Oui, oui. Bonne journée ! » Et raccroche.
J'ai trouvé ça fantastique… Et voilà comment le destin vous prend de temps en temps à contrepied de pensées toutes faites. Comme quoi, toute communication quelle qu’elle soit est bonne à donner. Ca finit toujours par servir.
.Strapontaine.
15:15 Publié dans Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ascenseur, handicapés, téléphone
Les 3 retenues
Fin de journée, dans l'attente du RER A, La Défense...
3 écrans de surveillance sur le quai… Et sur chacun, le même mot inscrit en gros, en blanc légèrement translucide : ‘RETENUE’…
????
Mais bien sur… « Oui ? C’est à quel sujet ? »
3 images, retenues ?
Trois filles qui passaient sur les écrans, retenues ?
Trois vieilles retenues de soustraction oubliée ?
.Strapontaine.
14:25 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écran, retenue, affichage
19 septembre 2007
Il y a moins d'irlandais qu'on veut bien nous le faire croire
« 19h30 sur le quai à Alexandre Dumas, tête de train » avions-nous convenu avec Strapontaine.
Or Strap’ avait 9 minutes de retard, exactement le temps qu’il faut pour contempler en détail et confortablement les grandes pub placardées devant moi, en particulier l’affiche de la superproduction musicale et irlandaise Riverdance. Et de m’apercevoir qu’étrangement, parmi la rangée de danseurs/danseuses le genou en l’air et le menton fièrement dressé, on retrouve deux fois certaines personnes, à l’identique, plus une fille qui n’a plus ses cheveux dans le vent quand elle est encore là à trois danseurs d’elle-même …
Strap’ arrive en courant, le métro aussi, « il y a un truc louche dans ce spectacle !! » ai-je à peine le temps de lancer en secouant la main vers les affiches avant de sauter dans la rame.
¤ Navigotte ¤
11:40 Publié dans Affiches | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : irlande, photo truquée, spectacle louche
14 septembre 2007
J'aime pas la 2
J’aime jamais prendre la ligne 2…..pour 2 raisons, comme si les raisons de mon désamour de cette ligne étaient liées à son chiffre.
Note pour l’avenir, ne jamais prendre les lignes 12 et 13 car cela fait bien trop de raisons à trouver pour ne pas les aimer….ou alors peut être que, à partir de la ligne 6 ou la ligne 7 par exemple, le phénomène s’inverse et on se met à les aimer pour autant de raisons que leur chiffre ? (Tiens c’est vrai j’aime beaucoup la 14 par exemple, pour sans doute au moins 14 raisons d’ailleurs).
Note pour l’avenir bis, avec ce raisonnement, je ne peux pas émettre d’avis sur le RER, ce qui est embêtant parce que j’ai plein de choses à dire sur le RER…
Note pour l’avenir bis bis, trouver un autre raisonnement pour émettre mon avis sur le RER, les couleurs, c’est sans doute une bonne méthode.
Je perds le fil de ma ligne 2, que je n’aime donc toujours pas pour 2 raisons : Je n’aime pas la ligne 2 parce qu’à Nation je ne sais jamais de quel côté du quai je devrais l’attendre pour m’éviter le moins de marche possible à ma destination, qui parfois varie, c’est là que ça se complexifie. J’essaie des petites phrases rigolotes « pour Belleville, cours devant, pour Ménilmontant coté Dorian », mais 1 fois sur 2, le quai me joue des tours, et je traverse dans l’énervement le reste du quai à destination.
Je n’aime pas la ligne 2, parce que tout bonnement c’est une des plus pourries de tout Paris. Les mauvaises haleines de la semaine alternent avec les effluves de bière du week end et les strapontins sont tout déglingués : en 2 fois 2 mots : ce métro est moche. En plus, les couloirs à Nation sont froids, j’ai l’impression que c’est toujours l’hiver quand je prends cette ligne, mais si je rajoute ça, ça fait 3 raisons, alors que je n’aime pas la ligne 2 pour 2 raisons : hésitante au quai, rames pas ok.
L’autre jour, bravement, je passe la première épreuve du choix de la direction à prendre sur le quai….aujourd’hui c’est Belleville, et pour Belleville, cours devant, on connaît la chanson. Mes yeux scrutent le sol chewing gommé, parce que je l’entends arriver, cette rame, et, c’est sûr, je ne veux pas la regarder. Mon aveuglement volontaire a toutefois ses limites, il faut bien que porte s’ouvre. Nonchalante, je lève le regard, je tend machinalement ma main vers ce loquet de porte que je sais déjà réticent à s’agiter et, et, et…..qu’elle n’est pas ma surprise, quand, mon regard émerveillé me surprend moi-même…une rame toute neuve !!! il faut absolument que j’en parle à ma copine Navigotte !!!
Je n’ai JAMAIS retrouvé cette rame, ils l’ont sortie et puis ils l’ont rentrée. Seuls une poignée d’élus ont pu constater ses nouvelles poignées, le velours neuf et chatoyant de ses banquettes, ses strapontins qui ne demandent qu’à être baissés, et puis, ils l’ont rentrée.
J’aime jamais prendre la ligne 2…..pour 2 raisons, il y en aurait bien une troisième, mais alors ma théorie tomberait en désuétude, comme la rame fantôme de la ligne 2.
* Le fantôme de la ligne 2 *
15:00 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ligne 2
13 septembre 2007
Avec des Si ...
Au tourniquet, je glisse le Navigo devant le lecteur,
Et si au lieu de ce BiiiiiiiiiP trop aigu et strident, les tourniquets du métro faisaient chacun une note différente ? Les rangées seraient accordées entre elles, aux heures de pointe on entendrait par exemple un accord de FA à Nation, un DO# à Ménilmontant, etc ? La correspondance RER A / T2 à la Défense permettrait d’enchainer un Si BéMOL avec un SOL, ….. ça serait mieux ?
¤ Navigotte ¤
16:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourniquet, accord, bip
12 septembre 2007
Célibataire
Ligne 6, un soir de rentrée de septembre
Petit apéro de rentrée pour se raconter les vacances et hop, je saute dans le métro 6 Place d'Italie, direction Nation. Je suis subjugué par le livre de Feng-shui que lit attentivement le papy chinois en face de moi. Quand soudain, au milieu de cette sagesse asiatique, un black monte dans notre wagon "zen" et prend la parole. Je m'attends à une personne vendant un guide des meilleurs restos parisiens. Mais cette fois-ci, ça n'a rien à voir avec tout ça. Ce mec en tongues, casquette et t-shirt délavé nous le confirme dès le début de son fantasque discours. Certains cherchent quelques pièces de monnaie, une cigarette ou un ticket resto afin de pouvoir vivre, ou plutôt survivre. Mais ce type sortant tout droit de Paris plage ou presque cherche tout autre chose. "Je suis célibataire et je recherche la femme de ma vie", nous dit-il sérieusement avec un sourire coquin aux lèvres. Il nous explique qu'il s'est déjà essayé à une histoire d'amour mais qu'elle s'est mal terminée et que cette fois-ci il veut s'engager pour la vie et pour l'éternité. La zen attitude de départ a laissé place à une certaine légèreté auquel l'ensemble du wagon se laisse prendre. Il continue à "se vendre" avec un brin d'humour en nous disant qu'il sait faire la vaisselle, le ménage, la cuisine et que surtout, c'est une bête de sexe au lit, tout en se tournant vers une petite black qui est montée en même temps que lui dans la rame. Un sourire apparaît sur toutes les lèvres du public présent, un sourire gênée pour la femme "ciblée". Il conclut son allocution osée en demandant que toute personne "féminine" peut lever la main et lui donner son numéro de portable. La fille black descend à l'arrêt suivant en justifiant qu'elle est mariée et qu'elle a deux enfants. Dommage!! Le célibataire désespéré continue en croyant pouvoir "ferrer" une femme esseulée dans le métro. Mais la lumière s'éteint.
Terminus de ligne 6. Fin du show...
--> Naviva <--
15:05 Publié dans Des fous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, humour
29 août 2007
Electrocardiogramme
T2 – Le soir… Back from work…
Le T2 démarre… Je regarde les gens ... la Tour Eiffel au loin ... le fond du tramway ... et puis je lève les yeux. Le panneau digital, sensé écrire les destinations directe et finale, version banderole d’avion qui passe au dessus de la plage, semble avoir un piti problème. On dirait plutôt qu’il montre l’électrocardiogramme du T2. Un point lumineux passe en bas de l’écran d’affichage, sans cesse, sans rien d’autre, tout seul, sans aucun sursaut. Zut, je crois que le cœur du T2 ne bat plus…
Du coup, je tire la sonnette d’alarme, je crie, et alerte tout le monde alentours que le T2 ne vit plus, et tous les gens se mettent à pleurer, à s’effondrer genoux par terre la tête dans les mains, et… ...Non, je plaisante. :-) N'importe quoi.
.Strapontaine.
11:35 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lumière, panneau, digital, T2
28 août 2007
A l'école
T2 – Au matin…
Ce matin, le train de banlieue démarra en même temps que notre T2, à un quai d’écart. L’un était rempli l’autre vide. Je regardais ce train qui démarrait beaucoup moins vite que nous. Côté à côté, on remontait tous les wagons petit à petit. Personne à l’intérieur. Personne sauf 2 sacs, seuls. J’ai commencé à trouver ça tout à fait étrange et pour le moins inquiétant. Très inquiétant. En l’espace de quelques seconde, j’ai tout imaginé : « des objets oubliés dans le train (mais n’y avait-il pas de ménage entre les voyages ?) », « Les seuls voyageurs sont dans le wagon d’après, en train de profiter de l’espace, à jouer au ballon peut-être ». Mais personne dans le wagon suivant non plus. « Oh ! Mon dieu ! Ce sont des bombes ! ». Mes yeux s’écarquillaient de plus belle. Mais en dépassant la tête de train, tout s’éclaircit : les seuls passagers étaient tous deux dans la cabine de conduite… En gilet jaune fluo : le maître et son élève dans un train école. Hééé oui… Il en faut aussi… Des trains école.
.Strapontaine.
11:00 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : école, train
27 juillet 2007
A l'envers
Connexion T2 - RER A – Escalators…
Je ne suis pas très habituée à porter des talons. Mais ces derniers temps, je me suis dit que ça me ferait faire machinalement le sport nécessaire à mes fesses pour récupérer un peu de fermeté. J’ai donc acheté des chaussures à talon. D’abord des petits talons (4 cm), trop facile, puis un peu plus haut : 7 cm. Le premier jour où je les ai portées, j’ai mis un certain temps à marcher dirons-nous « normalement ». Fin de journée, j’étais contente de moi. Mes jambes étaient un peu épuisées de ce nouvel exercice, mais ma démarche était digne et beaucoup moins biscornue qu’au matin. Et voilà que je tourne au détour d’un couloir pour me lancer corps et âme, talons battants, dans les escalators descendant sur le quai du RER, au milieu du flot de gens qui sortent du travail (très vite très vite). Trop habituée à ce que l’escalator soit dans le bon sens, je n’avais pas vu qu’il remontait au lieu de descendre… Wouhouuu ! J’ai mis un temps à comprendre. Tournée vers la descente, les marches qui remontent vers moi… Mes pieds ont tout de suite pris un rythme mécanique, enchainant les marches, sans trop savoir comment sortir de ce bête engrenage… Après analyse de la situation, pendant quelques marches d’interrogation, j’ai compris où il fallait que je pose mon pied pour pouvoir me retourner et mettre enfin un pied sur la terre ferme qui était à 10 cm de moi. Il suffisait que je pose 1 pied à côté. C’est con, hein ! Et ben, c’est pas si facile à faire ! Moi je vous le dis ! Un homme qui passait là, me regarde avec un grand sourire (tu m’étonnes : une grande gigasse qui rame sur l’escalator à l’envers avec ses talons et sa démarche guindée… haha!) Il me dit un truc. Pas compris. A ce moment là, je pose le pied sur le sol. Ouf ! Ca bouge plus. Je peux reprendre une activité normale. Mais moins fière quand même…
.Strapontaiiine.
14:00 Publié dans Escalator | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : talons, ridicule, escalator, chaussure, sport
22 juillet 2007
Aléatoire
Ligne 2... Le matin... Le soir... Aléatoire...
Un conducteur. Unique. Dans son micro, il drague les jolies filles, vante leurs tenues légères depuis qu’est apparu l’été. Il complimente leurs compagnons, heureux partenaires de créatures sur lesquelles tant d’yeux se posent…Il prie pour des sourires, remercie celles et ceux qui, descendant, lui font un signe. Quand on patiente « pour régulation », il commente chaque instant, chaque personne sur le quai. Et au moment de repartir, nous promet que son « train repartira…tout droit »
A chaque voyage, c’est la surprise. Interloqués d’abord, rapidement conquis. Le métro avec le sourire, ça change la vie. Alors Monsieur le conducteur, Merci!
# Ticket Journée #
01:40 Publié dans Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conducteur, micro, aléatoire, sourire
17 juillet 2007
Tombé du ciel
Faidherbe chaligny, ligne 8, un vendredi soir vers 21h
Sur le quai, direction Bastille, je marchais à pas mesurés vers l'autre bout du quai, celui de la tête de train. C'était un vendredi soir, doux et tranquille, je m'apprêtais à rejoindre un ami pour une séance récréative de cinéma. Des pubs immenses s'étalaient sur les murs, casque sur les oreilles je les regardais du coin de l'oeil d'un air distrait, portée par mon petit nuage musical. J'avançais toujours vaillemment sur mon quai. Jusqu'à tomber sur une affiche qui vantait l'opéra "Monkey a journey to the west", avec Damon Albarn à la musique, le cirque de Pékin, des maîtres de Kung Fu, des acrobates de Shaolin, des membres de l'opéra chinois. Elle était ornée d'un dessin représentant les personnages du spectacle; je reconnus les sourires filous, les yeux rieurs, les mines désabusées chers au dessinateur de Gorillaz Jamie Hewlett. Tout cela me faisait rêver. Je restai en extase immobile devant l'affiche une bonne minute. Puis il fallut reprendre le chemin vers l'extrémité du quai. Tout à coup je stoppai, tout préoccupée par une question déterminante, un détail de l'affiche qui me revenait. Et c'est là qu'un truc énorme, une moulure, se décolla du plafond et vint s'écraser à un mètre de mes pieds dans un immense fracas. Je ne bougeai pas, pétrifiée de voir ce truc en mille morceaux qui ne m'aurait pas fait que du bien si je l'avais pris sur la tête. Je faisais un pas de plus, c'était pour moi. J'ai cru que mon heure avait sonné. Tout le monde sur le quai me regardait interloqué : mais qu'est ce qu'il se passe? vous avez eu de la chance... ça va ?? Oui ça allait, enfin juste une grosse frayeur. Damon Albarn venait de m'épargner un beau bandage. J'ai toujours su que c'était un génie.
- tête en l'air -
15:15 Publié dans Métrooo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : fracas, tombé, frayeur
06 juillet 2007
Mon Chauffeur
La Défense, 9h15, RER A
Au lieu de la traditionnelle annonce « Ce train a pour destination… », les haut-parleurs relaient ce matin la voix tout sourire du conducteur de bonne humeur : « Mesdames et Messieurs, je vous rappelle que je vous emmène jusqu'à Rueil-Malmaison, je ne m’arrêterai pas à Nanterre Préfecture … ». C’est pareil mais ça change tout !
¤ Navigotte ¤
12:05 Publié dans Annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chauffeur, humeur
Gros coussin
Ligne 5, Gare de l’Est, 19h30
Trop de monde sur le quai, je laisse passer un premier métro, trop plein, pas envie de faire la sardine. Quand le suivant arrive tout aussi bondé, je comprends que si je veux arriver à destination à temps, je vais devoir jouer des coudes, des bras et des jambes, moi aussi. Tout le monde coopère et se fait tout petit, on se glisse, on force un peu, on se faufile, et tuuuuuuut , VLAM, c’est rentré tant bien que mal.
Je me rends compte alors que mes fesses sont lovées dans le ventre généreux de la dame derrière moi : c’est mou, tiède, très enveloppant, et un peu génant ! Impossible de faire le moindre mouvement, et donc de m’en éloigner, mes fesses sont coincées dans le ventre mou ! Quelques longues secondes plus tard la rame s’ouvre sur la station suivante, et je m’échappe enfin de ce coussin !
¤ Navigotte ¤
12:00 Publié dans Moqueries | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ventre, bondé, coussin
05 juillet 2007
Equipements de série
Nation, 18h30…
Une dame arrive en face de moi. Elle a beaucoup de mal à marcher à cause de son surpoids. On dirait que tout dépasse de tous les côtés. Dans ce genre de cas, le bon sens et le code de bonne conduite nous rappellent qu'il ne faut pas fixer les gens. Du coup, je détourne le regard et tombe pil poil sur une pub de voiture, avec écrit en gros : " Qui a osé autant d'équipements de série sur une série limitée ? " Rrrrooooh ! Politiquement pas correct. J'avais l'impression qu'on avait mis ça exprès pour me mettre dans l'embarras. Et je me suis dit, tout en me retenant de sourire, que des fois, le hasard se payait bien notre tête, quand même !
.Strapontaine.
11:35 Publié dans Moqueries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dame, équipements, série
29 juin 2007
Pied dans la main
RER B, lundi 21h
Ceux qui montaient dans le RER à la station Châtelet avaient le sourire : c’était un cadeau des trois musiciens sur le quai ! Leur musique pleine d’ardeur qui remplissait la station s’était faufilée dans le wagon entre les voyageurs.
Eux aussi étaient montés à Châtelet et avaient trouvé place sur les strapontins en face de moi. Elle semblait fatiguée. Elle avait retiré ses nu-pieds et posé son pied droit sur son genou gauche et, les yeux fermés, elle massait doucement ses orteils.
Premier tableau : dans le RER, une main fine dénoue la fatigue d’un joli pied. La jeune femme a utilisé le même vernis sombre pour tous les ongles.
Lui avait l’air plus en forme. Voyant un joli pied à portée de main, il a posé sa main dessus et s’est emparé des orteils. Le massage qui était devenu caresse a réveillé peu à peu la dame.
Deuxième tableau : dans le RER, une main d’homme caresse un joli pied de femme.
Deux ou trois stations plus tard, plusieurs personnes sont montées emplissant l’espace devant la porte. Pour laisser de la place, elle a rangé son pied dans sa sandale, il a repris sa main. Ils sont descendus une station plus loin, main dans la main !
° Gratinoise °
10:05 Publié dans Tendresse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pied, caresse, masser
28 juin 2007
Complicité malicieuse
Ligne 4, 8h40...
Je me positionne comme je peux au fond du wagon, après avoir dit 10 fois pardon et bousculé quelques épaules, je trouve un espace de 0.25m2 devant moi... Je souffle un bon coup et scrute mon entourage. Un monsieur, une bonne cinquantaine d'années, l'air étouffé dans un costume trop court, se trouve à coté de moi. Face à lui une jeune femme se cache plus ou moins discrètement le visage, prête à pouffer de rire. J'essaye de comprendre la situation et je vois la braguette complètement ouverte du pantalon du monsieur. J'échange un regard complice avec la jeune femme, alimenté d'un sourire moqueur...
Station les halles 8h46 - je descends... Belle récréation.
~ lolasol ~
14:35 Publié dans Moqueries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : braguette, sourire, complice, contribution


